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Réforme des institutions : Un Dijonnais parmi les sages

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Bartatac

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Total Burgondes !!!
Total Burgondes !!!
Né à Dijon où il a fait toutes ses études avant d'être professeur à l'université de Bourgogne, Bertrand Mathieu vient d'être nommé par Nicolas Sarkozy membre du comité de réflexion sur la modernisation de la Ve République.

C'est officiel depuis hier : l'universitaire dijonnais Bertrand Mathieu, 51 ans, spécialiste du droit constitutionnel (voir encadré), fait partie des personnalités désignées par Nicolas Sarkozy pour intégrer le comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République. « Un honneur, mais aussi une mission très importante » pour le professeur Mathieu, que nous avons joint hier au moment où était rendue officielle sa nomination.
Si la mission est importante, et le travail (à rendre pour le 1er novembre) colossal, le docteur en droit dijonnais fait preuve d'un réel enthousiasme à l'idée de s'atteler à la tâche : « La commission est composée à la fois de politiques et de juristes.
Il y a là moyen de faire avancer la réflexion dans un système où chacun apporte sa contribution. Mêler utilisateurs (si l'on ose le mot) et techniciens : c'est une bonne façon de faire fonctionner ce groupe. De plus, les débats promettent d'être riches, à deux titres : d'abord parce que tous les sujets sont ouverts si l'on s'en réfère au discours prononcé à Epinal par le président de la République, ensuite parce que les personnalités qui sont réunies sont très différentes. »
« Pas modifiée tous les jours ! »
Même s'il considère qu'il est « rare qu'il soit donné à un constitutionnaliste de réfléchir sur l'avenir des institutions et des réformes, qu'il soit donné d'avoir un peu de prise sur la réalité, surtout sur la constitution, qui n'est pas un texte que l'on modifie tous les jours », Bertrand Mathieu tempère quelque peu : « il ne s'agit pas de bouleverser les équilibres. C'est une adaptation qu'il faut. La constitution de la Ve République a bien fonctionné. Mais j'ai déjà des idées, des choses qui relèvent de l'évidence : la préservation de la réalité du rôle du président dans les institutions, le renforcement du rôle de contrôle du parlement. Mais je m'interdis d'en dire plus. La commission ne s'est même pas encore réunie ! C'est dans le dialogue avec les autres membres que nous développerons les différents thèmes. Il y en a beaucoup à aborder, et je le répète, c'est extrêmement ouvert et il y a une réelle volonté de débattre. ».
Le professeur dijonnais s'attend à un « travail assez intense, car le délai est court », et s'apprête avec le même enthousiasme à « découvrir au sein du comité des gens que je ne connais jusque-là que par leur vie publique. »
Gilles DUPONT

De Dijon à la Sorbonne.
Bertrand Mathieu est né en 1956 à Dijon, où il a fait toutes ses études. Docteur en droit en 1985, il a été agrégé de droit public en 1987. Il a été successivement professeur à l'institut d'études politiques de Lyon et à l'Université de Dijon. Il est actuellement professeur à l'université Panthéon-Sorbonne Paris I. Bertrand Mathieu a été membre de la commission de réflexion le statut pénal du chef de l'Etat. Il est président de l'Association française de droit constitutionnel et membre du Comité exécutif de l'association internationale de droit constitutionnel. Il dirige le centre de recherche de droit constitutionnel de l'Université Paris I. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de droit constitutionnel, et relatifs aux droits et libertés fondamentaux, notamment en matière de bioéthique.

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Bartatac

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Pour un coup un Dijonnais est à l'honneur, autant en parler...

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