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Syndic de co propriété...qu en pensez vous?

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karoll

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Total Burgondes !!!
Total Burgondes !!!
Epinglés par la revue 60 millions de consommateurs, les syndics de copropriétés se défendent. Jean-François Buet, président de la FNAIM et lui-même syndic, souhaite que l'on cesse de « partir de cas particuliers pour en faire des généralités ».

MIS en cause au printemps par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes pour « des tendances négatives pour le consommateur », les syndics de copropriété sont aujourd'hui carrément accusés de pratiques illégales et d'opacité par le dernier numéro du magazine 60 millions de consommateurs. Des accusations que réfute Jean-François Buet, président départemental de la FNAIM et lui-même syndic de copropriété : « partir de cas particuliers pour en faire des généralités est dangereux. Il y a des abus, on le sait. Mais les prix sont libres. S'il y a aujourd'hui des problèmes, pourquoi le gouvernement les a-t-il déréglementés en 1987 ? Qu'on encadre les prix ! D'autre part, il y a un contrat, que signent les clients. Si la prestation n'est pas bonne, ils peuvent changer de prestataire. »
« Des contrats de plus en plus complets »
L'opacité ? « La loi de 1965 nous donne 144 missions différentes, des actions valables pour chacune des copropriétés. Certains de ces actes sont faits tous les ans, comme les assemblées générales, les comptes, la vérification des factures, les réunions du conseil syndical. D'autres sont faits selon les cas : suivi de travaux, appels d'offres, litiges sur parties communes, établissement de devis sur projets. Chacune de ces prestations est listée et fait l'objet d'une tarification, à l'heure, au pourcentage ou au forfait. Et le contrat du syndic est toujours envoyé avec la convocation de l'assemblée générale. La loi s'est renforcée, et c'est tant mieux. Mais ce ne sont pas les contrats qui sont opaques, c'est qu'ils sont de plus en plus complets ! A nous, peut-être de faire un travail d'éducation du citoyen. »
Autre contre-vérité contre laquelle s'insurge Jean-François Buet : « on confond les honoraires du syndic et l'ensemble des charges de copropriété. Les honoraires du syndic, c'est 6 à 12 % du total. Dire par exemple que c'est le cabinet qui facture des travaux de vérification d'ascenseur est complètement faux. C'est l'ascensoriste qui facture. Dans ce cas, on devrait dire que le syndic aurait dû faire beaucoup plus attention à son prestataire. »
« Un métier de plus en plus difficile »
« Nous sommes de moins en moins nombreux, et il y a de plus en plus de copropriétaires. Il y a bien une raison à cela. Le métier devient de plus en plus difficile : il faut avoir des connaissances juridiques de niveau bac + 3, des connaissances techniques, des connaissances du milieu de l'artisanat et de l'entreprise, des connaissances commerciales. Et tout cela pour faire des assemblées de copropriétaires jusqu'à 21 ou 22 heures. Quand les jeunes veulent faire de l'immobilier, ils pensent très rarement au métier de syndic. Pourtant, c'est vraiment passionnant : une réunion de conseil syndical, c'est du concret, on étudie des dossiers, on prend des décisions ensemble. »
Pour redorer son blason et gagner en crédibilité, la profession s'organise : « à Dijon a été créée une licence professionnelle spécialisée dans la gestion et la copropriété, au sein de la FNAIM, un code d'éthique et de déontologie a été mis en place, ainsi qu'un service qualité, nous avons des contrôles de la caisse de garantie, tous les 12 à 18 mois, par des cabinets d'audit extérieurs. » La profession va-t-elle encore évoluer ? « Certainement. Aujourd'hui, de très grands groupes soutenus par des banques puissantes prennent de l'ampleur. Ce n'est pas bon. Le consommateur a intérêt à avoir le choix qui lui donne la liberté du prix. Il faut sauvegarder l'équilibre entre petits et grands. Et pour ça, il faut que tout soit payé à sa juste valeur. Ni plus, ni moins. »
En Côte-d'Or, une vingtaine de syndics de copropriétés gèrent un peu plus de 100 000 lots.
le bien public

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