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Affaire Grégory : le dossier réouvert

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yaya

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Total Burgondes !!!
Total Burgondes !!!
Avant de savoir si « l'affaire Grégory » va connaître prochainement une nouvelle péripétie, une ancienne journaliste du Bien public, qui a suivi le dossier pendant 14 ans, nous livre son sentiment.
PLUS de 24 ans après la découverte du corps du petit Grégory Villemin dans les eaux de la Vologne, le 16 octobre 1984, on ne connaît toujours pas le meurtrier de l'enfant.
On a tout dit et tout prétendu sur l'affaire Grégory, souvent présentée comme le fait divers le plus médiatisé de l'après-guerre. Une ancienne journaliste du Bien public, Valérie Antoniol, aujourd'hui à la retraite, a suivi toute l'affaire, à partir de 1987 et jusqu'en 2001.
Fin 1993, elle a assisté, en particulier, aux 31 jours du procès de Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, jugé pour le meurtre de son cousin, Bernard Laroche, qu'il considérait comme le meurtrier de son fils.
Aujourd'hui encore, elle se dit profondément marquée par cette histoire complexe, où la vérité a tant de mal à s'imposer.
L'ADN va-t-il parler ?
« Si on rouvre le dossier, c'est qu'on veut la vérité. Le tout est de savoir quelle vérité. A priori, tout repose sur les scellés, en particulier ceux qui concernent le jour du meurtre de Grégory Villemin.
Parmi ces objets figurent les cordelettes, retrouvées sur le petit garçon, qui entravaient ses poignets et ses pieds, de même que les vêtements qu'il portait ce jour-là. Si l'état de ces scellés le permet, on va tenter de trouver des traces d'ADN », explique-t-elle.
Si d'éventuelles traces sont retrouvées, que vont-elles révéler ? Avec quel ADN va-t-on les comparer ? Si plusieurs traces sont retrouvées, doit-on penser que plusieurs personnes se trouvent mêlées à l'assassinat ?
L'ancienne journaliste reprend : « Le juge Simon, qui a instruit l'affaire de 1987 à 1990, a toujours parlé « du ou des auteurs de ce crime abominable ». C'est tellement vrai que dans l'arrêt de non-lieu concernant les charges possibles retenues à l'encontre de Bernard Laroche une phrase stipule qu'aucun indice ne le désigne comme l'assassin mais qu'il a pu enlever l'enfant.
Par ailleurs, il faut savoir que l'examen du cadavre a prouvé que l'enfant ne s'est pas débattu. Il était soit endormi soit mort quand il a été attaché. Il y a un autre élément méconnu, mais néanmoins très important, c'est qu'on a trouvé sur les bords de la Vologne des seringues vides d'insuline.
Or, dans la famille Villemin-Laroche, il y a une personne qui se soignait à base d'insuline. Peu après les faits, alors qu'on pouvait exploiter ce genre d'indices, le juge Lambert a paniqué, aucune recherche approfondie n'a permis d'éliminer une hypothèse. »
« C'est la loi du silence qui règne dans cette famille. Le procès de Jean-Marie Villemin, qui s'est tenu à Dijon de novembre à décembre 1993, a permis de réunir tous les acteurs de cette affaire. Rien n'a filtré.
Au cours de ce procès, on a demandé de faire expertiser les cassettes où l'on entend la voix du fameux corbeau. Les enregistrements ont été réalisés suite à la mise sur écoute de la famille Villemin, après une plainte de celle-ci. En 1993, on a déclaré que les techniques d'expertise n'étaient pas suffisamment au point.
Il paraît qu'il serait possible aujourd'hui d'expertiser les cassettes. Si on veut faire toute la lumière sur cette affaire, on ne pourra faire l'économie des cassettes », souligne Valérie Antoniol qui poursuit :
« Il serait cruel qu'à l'issue du supplément d'information, on en vienne à dire que l'ADN n'a pas parlé, qu'on en reste à des présomptions de culpabilité à l'encontre de Bernard Laroche. » Une information a été ouverte en 2000 pour retrouver d'éventuelles traces d'ADN sur un demi-timbre figurant sur une des lettres du mystérieux « corbeau », qui a avoué être l'auteur du meurtre, après avoir importuné la famille Villemin pendant plusieurs années.
Cette énième relance du dossier s'est clôturée par un non-lieu, le timbre se révélant inexploitable.
Nicolas ROUILLARD
© Le Bien Public




Dernière édition par yaya le Mer 3 Déc - 14:17, édité 1 fois

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Yerdua


Total Burgondes !!!
Total Burgondes !!!
vas t'on enfin savoir qui est ce monstre confus2

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yaya

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Total Burgondes !!!
Total Burgondes !!!
Vingt-quatre ans après les faits, c'est un nouveau rebondissement dans le feuilleton judiciaire de l'affaire Grégory. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon vient d'ordonner, mercredi matin, la réouverture de l'enquête sur l'assassinat en 1984 de cet enfant de 4 ans, jeté pieds et poings liés dans la Vologne. La demande émanait des parents, les époux Villemin, qui souhaitent que les progrès de la science soient mis à profit pour rechercher des traces ADN sur les scellés du dossier qui seraient en bon état de conservation au sein du palais de Dijon. Pour Marie-Christine Chastant-Morand, l'un des deux conseils de Christine et Jean-Marie Villemin, les chances de détecter des traces ADN "existent".

Lors de l'audience du 22 octobre, le Procureur général Jean-Marie Beney avait soutenu la demande des Villemin compte tenu "des progrès de la science", notamment dans le domaine de la génétique. Des réquisitions appuyées par un "avis scientifique", qui estime "aléatoires mais réelles les chances de succès" de trouver des "micro-phases d'ADN" sur les principaux scellés du dossier : vêtements de l'enfant, cordelettes entourant ses pieds et poignets, seringue et conditionnement d'insuline trouvés sur les lieux, enveloppes, lettres et timbres du "corbeau".

En rendant son arrêt, la chambre d'instruction de la cour d'appel a également désigné un magistrat instructeur en la personne de son président, Jean-François Pontonnier. Ce dernier "devra désigner le ou les experts et le laboratoire en charge d'effectuer ces investigations", a de son côté expliqué Me Thierry Moser, autre avocat des parents Villemin. Selon lui, "un bilan scientifique de ces investigations peut être espéré en mai ou juin 2009".

La veuve Laroche veut une "réouverture totale" de l'enquête
A peine la décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon rendue publique, l'avocat de Marie-Ange Laroche, la veuve de Bernard Laroche, a demandé une "réouverture totale" de l'enquête sur le meurtre du petit Grégory, incluant également l'examen des cassettes du 'corbeau'. "Ma cliente demande notamment que soit examinées les cassettes du corbeau pour déterminer s'il s'agit de la voix d'un homme ou pas d'un homme", a déclaré Me Welzer. "La justice doit chercher la vérité sur tout et pour qu'elle aboutisse, il faut qu'elle s'en donne les moyens", a ajouté l'avocat.

"Il s'agit du énième épisode médiatico-judiciaire de cette affaire et l'on va probablement montrer des images d'archives de Bernard Laroche menotté et entre deux gendarmes. Or Bernard Laroche a été innocenté, libéré puis assassiné (ndlr : par son cousin et père de Grégory, Jean-Marie Villemin)", a rappelé Me Welzer. "Ma cliente demande à être partie de la procédure qui vient d'être ouverte", a encore dit l'avocat en ajoutant qu'il ferait ces demandes dans un courrier qu'il doit adresser mercredi au procureur général de la cour d'appel de Dijon et au magistrat instructeur devant être nommé dans le dossier.

"Marie-Ange Laroche n'a rien à craindre d'une réouverture de l'enquête et elle souhaite qu'elle aboutisse. Ma cliente ne s'exprimera pas, elle ne veut voir personne car elle est encore meurtrie par l'assassinat de son mari par Jean-Marie Villemin", a-t-il dit.
© LCI et AFP

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