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Tempête 680.000 foyers sans électricité, l'armée en renfort

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yaya

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Total Burgondes !!!
Total Burgondes !!!
Deux jours après le passage ravageur de la plus forte tempête depuis dix ans, 680.000 foyers étaient toujours privés d'électricité lundi matin dans le Sud-Ouest de la France. ERDF, la filiale de distribution d'EDF, est pour le moment dans l'incapacité de préciser quand ces foyers pourront retrouver du courant. Baptisée "Klaus" par les services météos allemands, la tempête a frappé plus fort en intensité que les deux tempêtes des 26 et 27 décembre 1999, selon Météo France.

La tempête de samedi fut plus localisée. Mais tout aussi, voire plus, dévastatrice. Le président de la SNCF, venu sur place, parle même de "vision de guerre". Les vents ont soufflé jusqu'à 184 km/h (un record atteint dans les Pyrénées). La tempête a fait huit morts, selon un nouveau bilan. Alors que trois personnes sont décédées samedi dans les Landes et une un en Gironde (lire notre article), un couple de septuagénaires a été retrouvé mort dimanche à Nantheuil, en Dordogne, à la suite d'une intoxication au monoxyde de carbone liée à l'utilisation d'un groupe électrogène à cause des coupures d'électricité. Et pour les mêmes raisons, deux plaisanciers sont morts à bord de leur voilier amarré à Port-Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales. Depuis samedi, plusieurs dizaines d'accidents ont intoxiqué plus de 100 personnes, sans que leur vie soit mise en danger, selon les cellules de crise mises en place contre la tempête dans la région.


La zone est placée en vigilance orange, il y a des risques d'inondations. 6 départements sont concernés. L'heure est maintenant à la reconstruction et au bilan. Selon l'Elysée, quelque 10.000 personnels de secours de renfort (5.000 pompiers, 1.000 agents SNCF, 1.000 électriciens et 1.000 de France Télécom) étaient à pied d'oeuvre dimanche sur place.

La reconstruction

Nicolas Sarkozy est venu dimanche à la mi-journée en Gironde, accompagné quatre ministres ainsi que des patrons d'EDF, de la SNCF et de la fédération française des sociétés d'assurance. Le chef de l'Etat a estimé que, grâce aux leçons de 1999, il y avait eu "beaucoup plus de réactivité, moins de victimes, plus d'efficacité", soulignant le "travail remarquable" des "fonctionnaires de l'Etat et des collectivités territoriales" et de Météo France. Le système d'alerte à échelle (de blanc à rouge) avait été institué après la tempête de 1999.

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Nicolas Sarkozy a fait appel à l'armée pour porter secours "en hommes et en matériels" aux victimes de la tempête et "permettre un retour aussi rapide que possible à la normale". "Je demande en particulier à l'armée de terre d'apporter tout son concours au dégagement des voies de communication", a-t-il ajouté. 700 militaires vont rejoindre lundi les 300 qui ont participé dès dimanche aux opérations de secours.
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Selon ERDS, 1.000 agents de la force sont mobilisés et 12 hélicoptères pour repérer les dégâts et rétablir l'électricité. Des équipes d'électriciens en provenance d'Europe étaient aussi en renfort. Le chef de l'Etat a repoussé l'idée d'enterrer totalement le réseau électrique français : "je n'ai pas 100 milliards d'euros pour enterrer tout tout de suite", a-t-il répondu (voir la vidéo).
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Le président de la SNCF, Guillaume Pépy, a dit dimanche qu'il faudrait plusieurs jours pour ramener le trafic à la normale, alors qu'environ 1.500 km de voies ont été affectées selon lui. Il a également promis le remboursement de tous les billets.

Les indemnisations

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Après l'appel déjà des ministres Lagarde et Woerth, le président a pressé dimanche, sur un ton assez sévère, les assureurs "de faire leur métier (... soit) verser les indemnisations quand il y a un drame", parlant d'une "tempête sans précédent".
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Le président de la Fédération française des sociétés d'assurances qui l'accompagnait a répondu, en promettant une "mobilisation générale" de sa profession. Les experts vont se rendre "sur le terrain, le plus rapidement possible", a assuré Bernard Spitz, assurant aussi "des procédures les plus rapides possibles". Avant la mise en place de centraux téléphoniques pour traiter les demandes, il invite les sinistrés à consulter le site de sa fédération ffsa.fr.
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Le groupe d'assurances Groupama Centre Atlantique n'appliquera "pas de franchises" à ses assurés touchés par la tempête, a de son côté affirmé son directeur général sur Europe 1, rappelant que les dégâts dus au vent et à la tempête étaient "pris en charge dans les contrats habitation".
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Pour la prise en charge des dégâts causés par les inondations, il faut que l'état de catastrophe naturelle soit officiellement décrété pour que les assurances prennent en charge les travaux. Une déclaration de l'état de catastrophe naturelle qui sera faite rapidement, a promis dimanche le chef de l'Etat : il a estimé que la liste des communes susceptibles de bénéficier de cette procédure pourrait être présentée lors du conseil des ministres du 4 février, parlant d'une "affaire de jours".
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Concernant les fonds publics qui pourraient être mobilisés, le président a évoqué un fonds d'extrême urgence de la Protection civile à destination des communes qui peut apporter 3 millions d'euros selon lui, et un autre fonds de solidarité concernant les catastrophes naturelles, qui dispose selon ses chiffres de 19 millions d'euros. En clair : l'Etat aura recours aux crédits déjà programmés pour les catastrophes, mais semble exclure toute dépense nouvelle. Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a de son côté indiqué que la France ferait appel à la solidarité européenne.

Les dégâts

La tempête s'est achevée dans la nuit de samedi à dimanche, même si Météo France appelle toujours à la prudence. "Dans les tous les cas, ne vous engagez pas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée et pour votre sécurité, respectez bien les déviations mises en place", recommande l'organisme. Problèmes d'eau potable, centraux téléphoniques en panne, trains paralysés : les coupures d'électricité dues à la tempête dans le Sud-Ouest ont provoqué des perturbations en cascade qui risquent de durer plusieurs jours.

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Tous les établissements scolaires (écoles, collèges, lycées, IUT) seront fermés lundi dans les Landes, en Gironde, dans les Pyrénées-Orientales et le Lot-et-Garonne pour permettre une évaluation, "par établissement", des conséquences de la tempête.
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Quelque 800.000 foyers étaient toujours privés d'électricité dimanche soir, contre 1,7 million au plus fort de la tempête.
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Les habitants sont souvent aussi privés d'eau potable, en raison des pannes d'électricité dans les stations de pompage. La préfecture de Dordogne a organisé l'acheminement de 100.000 bouteilles à 15.000 personnes.
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France Télécom parle de son côté de "dégâts considérables" sur son réseau, assurant se mobiliser pour dépanner 300.000 clients encore privés dimanche soir de téléphone fixe. Certaines personnes sont aussi privés de réseau de mobile. Environ 25% des antennes relais Orange (groupe France Télécom) sont privées d'électricité dans la zone.
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L'hôpital de Mont-de-Marsan a mis en oeuvre un dispositif exceptionnel (Plan blanc) en raison d'une forte occupation des services hospitaliers, beaucoup de malades ne regagnant pas leurs domiciles après la tempête.
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Quelque 1.500 km de voies SNCF ont été affectées. Les axes Toulouse-Montauban-Limoges-Paris et Toulouse-Narbonne-Montpellier ont été remis en service dimanche mais les axes Hendaye-Dax-Bordeaux et Toulouse-Agen-Bordeaux étaient toujours fermés au trafic en milieu de journée. La compagnie invite les voyageurs à différer leurs déplacements. Quelques liaisons TER ont pu être assurées, par train et bus, dimanche après-midi en Aquitaine. Dimanche matin, 44 passages à niveau étaient hors service faute d'électricité, selon la SNCF, qui a mobilisé un millier d'agents. Des voyageurs en détresse ont été hébergés (voir la vidéo). Samedi soir, la SNCF évoquait 800 clients pris en charge.
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Le patrimoine forestier est très touché, notamment dans le département des Landes (le plus touché par la tempête), où se trouve le plus important massif français (voir la vidéo). Les sylviculteurs de la région, qui demandent des aides de l'Etat, craignent que des conséquences plus dramatiques encore qu'en 1999, où environ 150.000 hectares de forêt avaient été détruits. Selon le syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest, la tempête a ravagé 60% de la forêt dans le Sud de la Gironde et les Landes. La tempête a eu des "conséquences dramatiques" pour les forêts, en particulier le massif des Landes, a déclaré dimanche la Secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, qui se rendra sur place mardi matin. Et Michel Barnier a annoncé un pla global pour récupérer et revaloriser le bois tombé (lire notre article).
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De nombreuses portions de routes sont impraticables, notamment sur le réseau secondaire ou en zones forestières encombrées par des chutes d'arbres.
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Le trafic des aéroports de Toulouse-Blagnac et Perpignan a été rétabli dimanche matin.

Parmi les blessés de la tempête, le député-maire socialiste du Teich, en Gironde, François Deluga, avait décidé de réparer lui-même son toit. Il est tombé de l'échelle et s'est fracturé la hanche. La tempête a fait 11 morts en Espagne.

© LCI

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Bartatac

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Total Burgondes !!!
Total Burgondes !!!
bonne chance a tout ceux qui sont sans élec ni eau ....

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