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Chili : la délivrance

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1 Chili : la délivrance le Mer 13 Oct - 8:57

Bartatac

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Total Burgondes !!!
Total Burgondes !!!
Les remontées des mineurs chiliens piégés depuis plus de deux mois à 622 m sous terre ont commencé. La photo du premier d'entre eux, un jeune contremaître nommé Florencio Avalos, tombant dans les bras de sa famille, a déjà été diffusée partout dans le monde.

L'image a déjà fait le tour du monde. Quand Florencio Avalos, 31 ans, le premier des 33 mineurs remonté sain et sauf à la surface après 69 jours sous terre au Chili, est sorti de la nacelle de secours, il a serré son enfant de sept ans dans ses bras, puis son épouse Monica... et enfin le président chilien Sebastian Pinera, présent pour la conclusion de cette épopée souterraine, et bien décidé à en faire une opération de communication politique sans précédent. Son arrivée en surface avait été précédée d'une sirène et de l'activation d'un gyrophare, selon un modus operandi convenu pour mettre en alerte le dispositif médical en surface. Avalos a ensuite été immédiatement dirigé vers un hôpital de campagne installé sur la mine, pour y subir une série d'examens médicaux.
A distance, sa famille a explosé de joie, en suivant sous une tente l'arrivée de la nacelle, cernée par des dizaines de journalistes. Dans la capitale Santiago, quelques klaxons dans les rues ont salué le début de la délivrance pour les mineurs. La nacelle a ensuite replongé pour aller chercher les mineurs suivants. Avec la préparation de chaque voyage, et en comptant un quart d'heure par remontée, il faudra une heure environ par personne pour achever l'opération - au mieux, jeudi matin.
Un sauvetage suivi dans le monde entier
Florencio Avalos, jeune contremaître de 31 ans, avait été choisi parmi tous les mineurs pour inaugurer la nacelle, en raison de son expérience. Car l'opération n'est pas sans risque. Elle a d'ailleurs été retardée de quelques heures, au moment crucial, par un choc sur la nacelle - cette "cage" conçue spécialement pour l'opération, semblable à un ascenseur très effilé, ce qui la fait ressembler à une cigarette, qui doit coulisser dans un puits de 622 m de long pour à peine 53 cm de diamètre. Les quatre premiers mineurs choisis pour le début de la remontée sont considérés comme les "plus adroits". Viennent ensuite une dizaine de mineurs jugés plus faibles physiquement ou psychologiquement, et enfin des plus forts, capables de supporter une attente prolongée. Pour les préparer au fond même de la mine, cinq secouristes ont dû accepter de faire la descente ; quant aux mineurs eux-mêmes, ils doivent, tout au long de la remontée, porter des électrodes permettant d'enregistrer en permanence fréquence cardiaque, respiratoire, ventilation, consommation d'oxygène, température.
Outre les 800 proches et parents de mineurs réunis autour de la mine de San Jose pour assister au sauvetage, plus de 2000 journalistes ont accouru du monde entier pour le "happy end" de cette aventure inédite de survie sous terre. Le président bolivien Evo Morales devait aussi arriver mercredi matin pour saluer son compatriote Carlos Mamani. Le président américain Barack Obama et son homologue vénézuélien Hugo Chavez ont également envoyé des messages de soutien aux mineurs mardi soir.
En l'espace de deux mois, les "33" sont devenus des vedettes planétaires, recevant des maillots dédicacés de stars du football, des chapelets bénis par le pape, des IPod offerts par le patron d'Apple Steve Jobs, pour les aider à tenir pendant leur calvaire, qui inspire déjà des réalisateurs de cinéma. Sept jours après l'éboulement qui a pris au piège les "33", le ministre des Mines, Laurence Golborne, jugeait pourtant "très faibles" les chances de les retrouver vivants. Mais sous la pression des familles des mineurs, venues camper sur place dès le lendemain, les secouristes ont poursuivi leurs efforts jusqu'à ce qu'une sonde remonte le 22 août un message griffonné sur un bout de papier, désormais célèbre: "Nous allons bien, les 33, dans le refuge".

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2 Re: Chili : la délivrance le Mer 13 Oct - 8:58

Bartatac

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Total Burgondes !!!
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J'essaierai de mettre la suite de ce sauvtage dans la journée....

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3 Re: Chili : la délivrance le Mer 13 Oct - 12:51

yaya

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Total Burgondes !!!
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ils en sont à combien de sauvé ?

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4 Re: Chili : la délivrance le Mer 13 Oct - 13:26

Kyonyx

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Total Burgondes !!!
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8


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5 Re: Chili : la délivrance le Mer 13 Oct - 14:03

Kyonyx

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ça doit durer jusqu'à demain


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6 Re: Chili : la délivrance le Mer 13 Oct - 14:38

Bartatac

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Total Burgondes !!!
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sacré sauvetage en tout cas, comm quoi que tout espoir n'est jamais perdu

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7 Re: Chili : la délivrance le Jeu 14 Oct - 8:34

Bartatac

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Total Burgondes !!!
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Dernier à rejoindre la surface dans la nuit de mercredi à jeudi, Luis Urzua, devenu le chef des 33 mineurs chiliens piégés sous terre, a raconté comment ils avaient pu tenir et s'étaient organisés jusqu'à la fin de leur aventure hors du commun.

Jamais des mineurs n'avaient survécu aussi longtemps après un accident et leur sauvetage a captivé le monde entier. Etonnamment, les trente-trois Chiliens qui ont passé plus de deux mois sous terre, piégés dans une mine en partie effondrée, sont plutôt en bonne santé. Ils doivent porter des lunettes de soleil pour protéger leur rétine de la lumière, après ce long séjour dans les ténèbres, et deux d'entre eux devront subir une intervention chirurgicale dentaire sous anesthésie générale pour "des foyers d'infection assez sévères", selon les mots du ministre de la Santé chilien ; mais ces deux mineurs constituent les seuls cas de complication médicale, avec un cas de pneumonie déjà traité depuis quelques jours. Le dernier à remonter des entrailles de la mine, jeudi vers 3 heures du matin, heure française, avait pour nom Luis Urzua. Comme tous ses compagnons, il a été placé dans une étroite nacelle hissée dans un conduit spécialement percé pour l'occasion. Et comme eux, il a reçu un accueil de héros lorsqu'il est apparu à la surface au-dessus de la mine d'or et de cuivre de San José. La foule rassemblée dans le désert d'Atacama dans le nord du Chili a explosé de joie. Des chants et des cris ont retenti, des drapeaux chiliens ont été agités.
Luis Urzua, 54 ans, était le chef d'équipe lorsque la mine s'est effondrée le 5 août, bloquant ces 33 mineurs à 625 mètres de profondeur. Il a pris les choses en main, organisé la vie du groupe et prévenu qu'il ne quitterait pas la mine tant que tous ses hommes ne seraient pas remontés sains et saufs à la surface. C'est lui qui a rationné la nourriture jusqu'à ce qu'une sonde souterraine retrouve les mineurs en vie, au bout de 17 jours. C'est lui qui le premier parla aux autorités en surface. "Nous espérons que tout le Chili va faire l'effort nécessaire pour qu'on puisse nous sortir de cet enfer", avait-il lancé à son premier contact radio-téléphonique avec le président Sebastian Pinera, demandant au pays de ne pas "les abandonner". Lui-même s'est évertué à maintenir la foi des 33, même s'il a avoué des moments de doute. "De temps en temps j'ai pu flancher un peu, mais j'avais assez de forces pour parler aux mineurs, leur expliquer ce qui se passait", a-t-il raconté au président Pinera après sa sortie mercredi soir.
"On a su raison garder"
Le moment crucial de leur odyssée a bien sûr été l'apparition de la première sonde. "Il était 6 heures du matin quand elle est arrivée, et on avait tous un protocole établi pour le jour du premier contact", a raconté Urzua quelques minutes après sa sortie de la mine. Mais au moment où la sonde souterraine les a enfin atteints à près de 700 m sous terre après 17 jours d'efforts, "tout a été oublié, ils voulaient tous embrasser la tête foreuse", a déclaré le mineur, relatant l'ivresse de ses compagnons. La sonde ramena en surface un message griffonné sur un bout de papier, un message miraculeux passé à la postérité : "Nous allons bien, les 33 dans le refuge". Mais Urzua assure que quantité d'autres papiers avaient été accrochés à la sonde par les mineurs qui se savaient désormais localisés : "Envoyez à manger", "J'ai faim" ... "Il y avait pas mal de bouts de papier. Mais Dieu a voulu que seuls arrivent ceux qui devaient arriver".
Après l'éboulement survenu le 5 août, la poussière ambiante était telle au fond de la mine que les hommes ont mis trois heures à pouvoir évaluer la situation autour d'eux. Ils ont tenté plusieurs options pour trouver une issue. "Et pas mal de gens ont peut-être fait des choses qui n'étaient pas les meilleures", a-t-il déclaré sans élaborer. "Mais heureusement on a su raison garder, et grâce à Dieu personne n'a été victime d'accident". Leur grande préoccupation, a-t-il assuré, était pour le sort de "3 ou 4 camarades qui étaient en train de sortir de la mine. On se demandait sans cesse s'ils avaient pu sortir" avant l'éboulement. Ceux-là sont sortis.
Un chef taiseux mais respecté
Topographe de formation, Urzua a aussi été prompt sous la mine à dessiner et planifier l'occupation de leur espace au fond, un long tronçon d'1,5 km de galerie de la mine en colimaçon. Orphelin de père jeune, Urzua a dû contribuer à élever six frères et soeurs, développant un sens des responsabilités. Ce père de deux grandes filles est décrit comme quelqu'un de poli, contrôlé, sans un mot plus haut que l'autre. Et d'une manière générale, sans beaucoup de mots. "Luis est une personne taiseuse, de peu de mots. C'est pour cela que ce qu'il a dit (à Pinera) m'a tant ému, tant plu. C'était un moment trop important pour lui", a souligné Belgica Ramirez, belle-soeur du mineur Mario Gomez, intime d'Urzua dont ils hébergèrent un frère pendant les secours. Taiseux peut-être, mais respecté, "Don Lucho", son surnom à la mine.
Après le retour de ce chef de quart devenu logiquement le chef des 33 mineurs piégés sous terre, et qui a assumé jusqu'au bout le devoir d'un "capitaine" rescapé d'une odyssée hors du commun, les familles des mineurs ont célébré la fin de leur calvaire, en grimpant une dernière fois sur la colline, devenue le symbole de leur longue attente. C'est sur cette butte rocailleuse surplombant la mine qu'elles avaient planté 33 drapeaux, en hommage aux 32 Chiliens et au Bolivien, une semaine après l'éboulement qui les avait pris au piège à plus de 600 m de profondeur le 5 août. Depuis, la colline était devenue leur lieu de rassemblement à chaque étape marquante de cette épopée souterraine sans précédent : le premier mois de séparation, le deuxième, puis la fin du forage du puits d'évacuation samedi. Au dernier jour du sauvetage, Cristian Tapia Ramos, maire d'une commune de la région, Vallenar, et dirigeant syndical dans le secteur minier, a lu un court message. "Nous sommes arrivés le 5 août quand ils étaient à l'intérieur. Nous avons promis de pas partir d'ici avant que ne sorte le dernier camarade et nous avons tenu parole", a-t-il déclaré sous les applaudissements de quelques dizaines de parents des mineurs.

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8 Re: Chili : la délivrance le Jeu 14 Oct - 9:51

yaya

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Total Burgondes !!!
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un film est deja pret en tournage à Hollywood !!!!!!!!!!!!!!!

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