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mort de Gérard Oury

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1 mort de Gérard Oury le Jeu 20 Juil - 11:29

Bartatac

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Crying or Very sad

Gérard Oury est mort
Par David STRAUS

Le réalisateur Gérard Oury, auteur de nombreux films à succès dont "La Grande vadrouille" avec Louis de Funès et Bourvil, est mort jeudi matin à l'âge de 87 ans dans sa maison de Saint-Tropez.


Ben perso cel ame touche il faisait partie de mes réalisateurs préféres, surement du fait qu'il a fait tourné ce que je considère comme le meilleur acteur comique que l'on ai jamais eu le grand Louis De Funes

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2 Re: mort de Gérard Oury le Jeu 20 Juil - 11:38

Bartatac

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3 Re: mort de Gérard Oury le Jeu 20 Juil - 11:41

Bartatac

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Le réalisateur Gérard Oury, auteur de nombreux films à succès dont "La grande vadrouille" avec Louis de Funès et Bourvil, est mort jeudi matin à l'âge de 87 ans dans sa maison de Saint-Tropez dans le Var, a annoncé son agent. Le réalisateur avait commencé sa carrière comme comédien de théâtre avant de se lancer dans le cinéma, pour lequel il a signé de grands succès populaires comme "Le Corniaud" (1964), avec ses deux acteurs-fétiches Bourvil et Louis de Funès. Cette carrière lui valut d'être accueilli à la section Cinéma de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France en 1998. Gérard Oury sera enterré à Paris lundi 24 juillet au matin, dans le caveau familial du cimetière Montparnasse.

Sa filmographie en bref

1964 : Le Corniaud
1966 : La Grande Vadrouille
1968 : Le Cerveau
1971 : La Folie des grandeurs
1973 : Les Aventures de Rabbi Jacob
1982 : L'As des As, avec Jean-Paul Belmondo

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4 Re: mort de Gérard Oury le Ven 21 Juil - 11:21

Bartatac

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Le TOURNAGE de « La Grande Vadrouille » EST ENCORE DANS LES ESPRITS
Gérard Oury : Beaune et Meursault se souviennent


Une scène tournée avec de Funès et Bourvil dans la cour des Hospices de Beaune (photos Yves Dard)



Gérard Oury nous a quittés. Mais, le tournage du film la Grande Vadrouille, en 1965 à Beaune et à Meursault a marqué les mémoires, au point qu'il est entré dans le patrimoine culturel local.

Témoin privilégié de ce tournage, au printemps 1965 : Yves Dard qui était alors, jeune pigiste pour Le Bien public. « J'ai suivi tout le tournage et je peux dire que j'ai raté mon bac, un peu à cause de La Grande Vadrouille. »
Il avait alors 20 ans, et son chef d'agence, Jean Clerc, lui avait donné ce reportage, connaissant sa passion pour le cinéma, puisqu'il animait le Ciné Club de Beaune à cette époque. Finalement, le jeune pigiste ne tarda pas à se prendre au jeu et à suivre intégralement trois semaines de tournage. Il se souvient qu'une partie des scènes était tournée à l'Hôtel des Ducs (musée du vin) et l'autre partie, dans la cour des Hospices. C'est notamment dans la cour de l'Hôtel-Dieu que les sœurs remplissent une charrette avec des tonneaux de vin.
Un grand professionnel
Jeune cinéphile, Yves Dard se souvient qu'il avait assisté au tournage des premières scènes, avec quelques a priori : « A l'époque, les films comiques français étaient plutôt des pantalonnades à petit budget. Là justement, je me suis vite rendu compte que ce ne devait pas être le cas. Ils avaient des moyens dignes d'Hollywood. Tous les jours, la centaine de personnes, techniciens, artistes et administratifs liés au tournage mangeaient ensemble sous les halles de Beaune qui avaient été spécialement louées par Gérard Oury (*). Nous, les journalistes, nous étions invités aux repas et c'est comme ça que j'ai mangé à plusieurs reprises avec Gérard Oury et même une fois, en face de Bourvil ».
« Gérard Oury était très professionnel, mais toujours très abordable avec les journalistes. On le sentait très complice avec ses acteurs. Je me souviens qu'il prenait des fous rires incroyables quand De Funès partait dans des improvisations énormes. Il était même obligé de dire : ''Coupez'', car il y avait cinquante personnes qui riaient sur le plateau et c'était impossible de continuer à tourner dans ces conditions. Il arrivait aussi que Gérard Oury dise : ''c'était pas prévu mais celle-ci, on la garde !'' ».
En dehors du tournage, Gérard Oury semblait être un autre personnage. Il était très discret sur sa vie privée : « C'était un monsieur très cultivé qui avait visité de fonds en comble les Hospices qui l'avait subjugué. Je me souviens que Michèle Morgan était venue une fois, pendant le tournage, mais Gérard Oury avait alors refusé que des photos soient prises » se souvient Yves Dard. Gérard Oury entretenait aussi une grande complicité avec son chef de la photographie : Claude Renoir qui n'était autre que le petit-fils d'Auguste Renoir et qui passait un temps infini à préparer chaque prise de vue. Bien-sûr, après la journée de tournage, Gérard Oury, comme les vedettes du film étaient invités dans les maisons de vin. Gérard Oury était revenu à Beaune, vingt-cinq ans après le tournage de La Grande Vadrouille. C'était en octobre 1991, à l'occasion des Rencontres cinématographiques et il nous avait lors confié : « C'est un peu comme l'écriture automatique, mes pas m'ont conduit naturellement dans la cour des Hospices. Là, j'ai eu un coup de blues. J'ai revu mes acteurs anglais dans leurs costumes. J'ai revu les bonnes sœurs, toutes figurantes, des jeunes filles à l'époque. J'ai revu Bourvil et de Funès, tous morts aujourd'hui. C'est un vrai cimetière ; et puis j'ai cette nostalgie en voyant autour de moi les touristes. On n'imagine pas que derrière chaque image, il y a le souvenir des difficultés et aussi des moments de plaisir, comme le jour où le fils de Michèle Morgan, avait mis mon lit en portefeuille...».
On se souvient qu'il était encore revenu bien avant, en novembre 1975. Il avait alors reçu à Meursault le prix de la Paulée, accompagné des cent bouteilles de meursault. Pas étonnant quand on connaît l'attachement des Murisaltiens pour ce tournage, ses acteurs et Gérard Oury.
Pierre Bouzereau avait alors 28 ans et il était pompier volontaire à Meursault. Il se souvient que son rôle, modeste l'a néanmoins marqué à vie : « On a attendu notre tour, pendant une semaine. On restait à l'ombre et on regardait les acteurs. Ce qui nous bluffait le plus, c'était la maîtrise de Bourvil et de Funès qui ne répétaient jamais une scène. La première était toujours la bonne. Finalement, on m'aperçoit peut-être quand notre camion passe à toute vitesse dans la rue. Le seul pompier de Meursault qu'on voit vraiment, c'est Lucien Doreau, décédé il y a quelques années. Tous les pompiers ont été invités à la première qui avait lieu à Dijon et là, je me souviens qu'on avait beaucoup ri. Depuis on l'a revu des dizaines de fois. J'ai la cassette du film et les plus vieux de mes seize petits-enfants sont toujours impressionnés de savoir que leur grand-père a participé à ce tournage ! ».

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5 Re: mort de Gérard Oury le Ven 21 Juil - 11:33

Bartatac

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Un génie



La place de Gérard Oury n'était sans doute plus parmi nous, dans notre monde de violences et de deuils. Car le cinéaste, mort hier à 87 ans, possédait un talent rare, un génie particulier : celui de faire rire. Avec trois ou quatre de ses films, et le concours d'inoubliables acteurs comiques nommés Bourvil et de Funès, il a fait s'esclaffer plus de soixante millions de spectateurs. Et il continue, grâce à la télévision qui diffuse régulièrement ses œuvres maîtresses, le Corniaud, la Grande Vadrouille ou les Aventures de Rabbi Jacob.
Il n'y a rien de plus fascinant que d'entendre une salle éclater de rire à une réplique de Molière, si l'on songe que depuis trois siècles et demi, le public s'esclaffe au même moment, comme l'auteur l'avait prévu.
Molière, qui était acteur, l'interprète de ses propres pièces, disait qu'il n'est rien de plus difficile que de « faire rire les honnêtes gens ». Il fallait toute l'audace et le bon plaisir de Louis XIV pour sacrer grand poète cet acteur-auteur comique, à une époque où le respect allait plutôt aux tragédies.
Il y a une part de hasard, un miracle dans la découverte, par Gérard Oury de ce don qu'il avait de faire rire des millions, des dizaines de millions de spectateurs.
Auparavant, il avait été longtemps acteur, y compris quelque temps à la Comédie Française où il avait joué des Ruy Blas de Victor Hugo - une pièce qui n'a rien de comique mais qu'il transformera en un film hilarant, la Folie des Grandeurs, avec son cher de Funès et Yves Montand. Il avait quarante-cinq ans lorsqu'il a réalisé son premier film comique le Corniaud et découvert ainsi l'ivresse que l'on doit éprouver à faire rire des salles entières, à des moments précis.
Le cinéma comique populaire est sans doute considéré comme un genre mineur, indigne de faire l'objet de thèses en Sorbonne. Il passera pourtant à la postérité quand tant de films « sérieux », engagés, pontifiants seront oubliés.
Et le meilleur hommage que l'on puisse rendre à Gérard Oury, est de rire une fois encore aux gags qu'il avait inventé et orchestré.

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6 Re: mort de Gérard Oury le Dim 3 Sep - 21:47

Bartatac

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Les souvenirs d'une si « Grande vadrouille »

De fin mai à début juin 1966, Gérard Oury s'installait à Beaune et à Meursault pour y tourner La Grande vadrouille, avec Louis de Funès et André Bourvil. Témoins et figurants se souviennent avec émotion de ces journées durant lesquelles furent tournées des scènes devenues légendaires.
Ce mardi 31 mai 1966, la cour de l'hôtel-Dieu de Beaune resplendissait d'un soleil éclatant. Une animation exceptionnelle entourait l'arrivée de l'équipe de Gérard Oury, mobilisée pour le tournage de la Grande vadrouille. Les premiers jours du mois de juin de cette année-là, beaucoup de Beaunois et de Murisaltiens ne l'ont pas oublié. Certains, comme le lieutenant Bertrand Darviot, qui commande aujourd'hui les pompiers de Meursault, se souviennent avec regrets d'avoir été retenus dans les locaux du lycée de Beaune par des obligations scolaires : « je passais le baccalauréat, et j'ai dû rester dans les locaux de la Viti », sourit-il. En revanche, de nombreux autres Beaunois et Murisaltiens de l'époque avouent avoir presque tout arrêté pour assister durant une semaine pleine au tournage.
Scène interdite
Si de nombreux habitants des deux cités se sont simplement massés près des lieux du tournage pour apercevoir les actrices et les acteurs du film, comme Louis de Funès, André Bourvil ou Terry-Thomas, l'événement qui fit naître des liens étroits entre Beaune, Meursault et le film fut la décision de Gérard Oury de recruter sur place des figurants.
A Beaune, il s'agissait en particulier pour les filles et les femmes de tenir des rôles de sœurs à l'hôtel-Dieu et pour les garçons de jouer les soldats allemands. Chantal Dunoyer, qui réside aujourd'hui à Toulongeon, en Saône-et-Loire, se souvient très bien de son recrutement, 40 ans après : « J'étais étudiante à l'école des arts appliqués de Beaune, j'avais 20 ans. La production a trouvé dans mon école une bonne partie des bonnes sœurs, j'étais donc entourée par des amies. Nous étions payées 50 francs par jour et nourris à midi. Nous portions de véritables costumes de sœurs, et, en ce chaud mois de juin, ces robes étaient bien lourdes à porter », se remémore-t-elle. Une scène, surtout, est restée gravée dans sa mémoire. « Durant l'intervalle entre les scènes, j'allais bronzer au milieu de la cour de l'hôtel-Dieu, en m'appuyant sur le puits. Mon petit copain, qui était hollandais, avait été retenu pour jouer les soldats allemands. Or, il venait m'embrasser dans le cou... Je ne m'en étais pas rendu compte, mais avec nos costumes, cela produisait un effet étonnant. Michèle Morgan, la compagne de Gérard Oury, qui était alors photographe de plateau, est venue nous demander d'arrêter car elle avait été prévenue par des vraies bonnes sœurs que des touristes américains nous photographiaient... »
Les pompiers vignerons de Meursault
Si les anciennes élèves de l'école des arts appliquées de Beaune ont suivi des carrières qui les ont souvent menées loin de Beaune, les pompiers volontaires de Meursault, recrutés tous ensemble sous la direction de leur chef de corps, Pierre Boillot, se sont montrés davantage sédentaires. Si certains sont disparus, comme le lieutenant Pierre Boillot, Emile Grand, Claude Duvergey, André Magnien, Lucien Doreau, Raymond Javillier, Claude Tixier ou Raymond Capdevila, la plupart des autres vivent encore au village. Quarante ans après, ils n'ont rien oublié de ces journées de tournage.
« Tout est parti d'une rencontre entre Gérard Oury et Pierre Boillot », commence Hubert Bouzereau. Tous les pompiers du groupe se sont retrouvés mobilisés durant cinq jours. « Gérard Oury avait versé 3 000 francs à la caisse de l'amicale des pompiers et nous donnait en plus 50 francs par jour à chacun », précise Michel Buisson. « A midi, nous étions nourris à l'hôtel du Chevreuil », sourit Charles Jobard. « Nous étions tous vignerons, et le tournage tombait très mal, en plein échelonnement, se souvient Jean Latour, il fallait aussi traiter les vignes en raison du mildiou, mais personne n'a hésité, nous étions tous là. » Certains se souviennent avoir reçu de vigoureuses réprimandes de la part de leurs parents, peu réjouis de les voir ainsi quitter le labeur pour des préoccupations cinématographiques, d'autres rapportent qu'ils commençaient la journée dans les vignes, arrivaient pour le tournage à 9 heures et repartaient au travail après 18 heures.
Etonnants trucages
Le dialogue de Pierre Boillot avec Gérard Oury était permanent, ainsi il a suggéré au réalisateur de garder une scène accidentelle où un soldat allemand recevait dans le visage de l'eau lancée par un pompier ; la scène a bien été gardée, se souviennent ses anciens collègues.
Privilège des figurants, les pompiers de Meursault ont surtout pu assister directement à la fabrication de trucages, qui apparaissent comme extrêmement naturels à la diffusion du film. Dans la scène où Lucien Doreau tient une lance qui soudain ne crache plus d'eau, son tuyau semble avoir été tranché au couteau : un simple tour de robinet avait en fait suffi, se souvient Claude Patriarche. Michel Buisson se rappelle lui d'un camion qui s'affaissait immédiatement, parce que ses pneus étaient percés au couteau. « En fait, rapporte-t-il, le camion était monté sur un cric qui était retiré brusquement au même moment. Un bruitage accompagnait le geste et tout semblait normal. »
A l'inverse, il est arrivé que la réalité rattrape et dépasse la fiction. Pierre Bouzereau se remémore ainsi que « la porte qui donne accès au caveau de l'hôtel de ville de Meursault avait véritablement commencé à brûler, au contact d'un des fumigènes installés par la production pour le tournage de la scène de l'incendie de la Kommandantur ». Les figurants sont alors redevenus aussitôt pompiers de plein exercice et ont éteint ce feu naissant.
Outre les acteurs et le réalisateur, l'équipe du tournage a aussi beaucoup impressionné les témoins : « Claude Renoir, fils du cinéaste et petit-fils du peintre, était le directeur de la photographie », se souvient le Beaunois Yves Dard, qui avait suivi le tournage pour Le Bien public. « Il travaillait les éclairages en se référant à des tableaux, il avait une culture de l'image éblouissante. »
Hommage à Gérard Oury
Pour ce quarantième anniversaire du tournage, l'office de tourisme de Meursault a prévu tout un ensemble de manifestations du 8 au 10 septembre. Une grande exposition va être organisée dans le caveau Robert de Grancey, en dessous de l'hôtel de ville de Meursault. Des photographies, des affiches et des objets du tournage seront présentés. Pascal Delmotte, grand collectionneur d'affiches et de documents relatifs à André Bourvil sera présent, ainsi que Thomas Leodet, spécialiste de Louis de Funès. Des visites guidées dans Meursault emprunteront les rues du film. Vincent Chapeau dédicacera son ouvrage Sur la route de la grande vadrouille, enquête approfondie et illustrée d'une riche iconographie sur les traces du tournage. Denis Thomas, président de l'office de tourisme de Meursault et conseiller général de Beaune Nord, a décidé en outre d'ajouter à la manifestation un hommage à Gérard Oury, décédé en juillet dernier. Une façon de remercier celui qui a par son film magistralement contribué à la notoriété de Meursault, au point que des centaines de touristes de toute nationalité ont déjà demandé aux Murisaltiens où se trouvait l'hôtel du Globe, lequel était en fait parti... en vadrouille.
Jérémie DUBOIS

Les manifestations prévues à Meursault
L'office du tourisme de Meursault organise de nombreuses manifestations du 8 au 10 septembre prochain pour le 40e anniversaire de la Grande vadrouille. Au caveau Robert de Grancey, sous l'hôtel de ville, une exposition d'affiches et d'objets liés au film se tiendra de 10 heures à 18 h 30. (entrée 3 € ; moins de 12 ans : 2 €) Des visites guidées « Vadrouilles dans Meursault » auront lieu le vendredi 8 septembre à 15 heures et les samedi et dimanche 9 et 10 septembre à 10 heures, 15 heures et 17 heures, au départ de l'office de tourisme, place de l'Hôtel-de-Ville. (Tarif : 5 €) Renseignements : Office de tourisme de Meursault, tél. 03.80.21.25.90. Reconstitutions de scènes tirées du film, samedi et dimanche à 14 h 30, devant l'hôtel de ville. Dédicace du livre de Vincent Chapeau : Sur la route de la Grande vadrouille. Exposition de véhicules militaires et de voitures anciennes samedi et dimanche place de l'Hôtel-de-Ville.

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7 Re: mort de Gérard Oury le Lun 11 Sep - 10:20

Bartatac

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La Grande Vadrouille, le film aux 17 267 000 spectateurs, jouit encore aujourd'hui d'un immense engouement populaire, comme en témoignent les 2 000 personnes qui ont assisté au 40e anniversaire de son tournage, ce week-end, à Meursault.

M eursault, village de la Côte de Beaune, réputé pour ses vins blancs, doit également une part non négligeable de sa célébrité au septième art, puisqu'il a servi de cadre à de nombreuses scènes d'un des films les plus mythiques de l'histoire du cinéma populaire : La Grande Vadrouille. Cette page glorieuse de la ville n'a d'ailleurs pas été tournée puisque Meursault a célébré ce week-end, à l'initiative de son office de tourisme présidé par le conseiller général Denis Thomas, le quarantième anniversaire du tournage de ce chef-d'œuvre d'humour.
Toujours le même engouement
L'idée principale et originale de cette fête bon enfant était la « reconstitution » de quelques-unes des scènes les plus croustillantes du film. Le public, environ 1 000 personnes samedi et autant hier, n'a pas boudé son plaisir et n'a pas été avare d'applaudissements lorsque les acteurs de la compagnie théâtrale locale Murisaltus, dans la peau de Gérard Oury, Bourvil, de Louis de Funès, ou de bonnes sœurs, sans oublier la participation - comme à l'époque - des pompiers volontaires du village, ont rejoué des scènes inoubliables.
La venue des pompiers lors de l'incendie de la Kommandantur (hôtel de ville) a donné lieu à une pagaille loufoque, prétexte à des commentaires cocasses de Gérard Oury, alias André Champmartin, du haut de son porte-voix. L'hilarité a été générale par exemple lorsque le metteur en scène a lancé : « Silence on tourne ! », et que les pompiers se sont mis à faire la ronde. ajoutant : « Ca fait quarante ans que l'on essaye de faire cette scène, il faut qu'elle soit terminée ce soir ! »
Même ambiance pour la scène de l'arrivée des bonnes sœurs sur leur charrette transportant des tonneaux dans lesquels les « fugitifs » étaient cachés. De l'autre côté de la rue, un porche surmonté d'une pancarte « Hôtel du Globe » était peu après transformé, à l'aide de quelques tentures, en chambre d'hôtel n° 9, celle qui, dans le film, après le basculement du chiffre, était devenue la chambre n° 6, donnant lieu à de célèbres quiproquos.
Rendez-vous dans dix ans
Trois acteurs « imitateurs » dans les peaux de Bourvil, Louis de Funès et de l'officier allemand ont joué cette scène à la réplique près, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il ne fait aucun doute que le pari de cette fête est réussi. L'auteur du livre Sur la route de la Grande Vadrouille, Vincent Chapeau, installé au volant de la célèbre « bouzine » (1), a dédicacé son ouvrage à tour de bras durant les deux jours. Le jeune auteur a trouvé que « c'est formidable et extrêmement rare, peut-être même unique, que tout un village décide de célébrer ainsi les 40 ans d'un tournage. Ce qui est génial c'est que tous les gens ont des anecdotes sur le film car La Grande Vadrouille a vraiment marqué les esprits ».
Ayant récolté nombre d'anecdotes et témoignages, Vincent Chapeau a décidé de refaire une édition « plus étoffée » à l'occasion du cinquantième anniversaire. Un chapitre de cette prochaine édition sera bien sûr consacré à la fête de ce week-end, célébrant les 40 ans du tournage.
Décidément, La Grande Vadrouille est un film à part qui n'est pas prêt d'être évincé de notre mémoire collective.
Olivier SOUVERBIE
(1) La bouzine est l'ancienne voiture des pompiers de Meursault qui date de 1906. Alors qu'il visitait les pompiers lors de la préparation du tournage, Gérard Oury, l'apercevant dans un hangar alors qu'elle n'était plus en service depuis longtemps a déclaré : « Il me la faut dans le film ! » La production a d'ailleurs pris à sa charge sa restauration.

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